Tour de France et mépris des fôrets

Comment meurent les arbres

On arrête pas le progrès dit l’adage, notamment en capacité technique à l’abattage d’arbres en un temps record

Pour le 113° Tour de France, une étape se déroulera dans les hautes Vosges. S’agissant de sécuriser le parcours à son paroxysme au possible et alors qu’un sentiment d’insécurité croissant ronge l’affect de nos semblables, en particulier les autorités ; le fait est qu’il s’agit toujours de dénicher un nouveau bouc émi-sécuritaire, en l’occurrence cette fois pour la Grande boucle. Chose faite au pied du Ballon d’Alsace !

TGB (Très gros bois), celui-ci dépasse le mètre de diamètre (bois sain). Cette taille est rare dans nos forêts

Cet arbre, un sapin des Vosges, a poussé naturellement (photo Thur Ecologie & Transports)

Certainement à l’ordre du Préfet du Haut-Rhin, la 14° étape du Tour doit pouvoir se dérouler en toute sécurité pour l’ensemble des participants, au grand dam de son organisateur, ASO (Amaury Sport Organisation). En effet, celui-ci prétend préserver les territoires de son parcours et notamment protéger les zones Natura 2000, car il s’agit de démontrer au grand public que la pratique de la bicyclette est au quotidien bon pour la santé comme pour la planète. Or, caravane publicitaire, plastique à gogo et autres polluants pullulent en effet tout au long des étapes, et les critiques fusent à chaque nouvelle édition.  

Que du bois sain (photo Thur Ecologie & Transports)

Pour connaître les détails de cette nouvelle scabreuse affaire destructrice de la biodiversité, lire les investigations de nos amis.

(photo Thur Ecologie & Transports)

A lire en complément : Communiqué d’Alsace nature

Suite à une investigation, on apprend ce que l’on évite d’informer

Durant la semaine début mai, à Alsace Nature et TET, nous apprenons que le projet d’abattage était projeté depuis 2023, et que la coupe devait être opérée en automne 2024. Or comme aucune instance n’a bougé, le maire de Sewen fut maintenant acculé à agir, au risque que si un incident quelconque suite à la chute d’un arbre, il en serait le seul responsable !

Or, si cette coupe avait eu lieu il y a aujourd’hui environ 18 mois, le massacre de la canopée n’aurait très certainement pas eu la même envergure.

Ajoutons, que de 870 arbres prévus à la coupe, il y en eu finalement (selon la préfecture) 1071 !

pour plus de détail ici

Enfin, pour en rajouter une couche de cette sordidité, c’est l’accord de l’ONF (Office nationale des forêts), ainsi que du PNRBV (Parc naturel régional des Ballons des Vosges), un comble.

Note sur l’ONF : l’office prélève ses honoraires (souvent 10–15 % du produit de la vente) + 3 % pour les frais de Gardiennage / surveillance, Plan de gestion forestière, Entretien des peuplements, Exploitation du bois, Organisation des coupes, mise en vente du bois. Exemple : Husseren-Wesserling en 2024 : 9.200€.

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