Défense du Sprickelsberg…

Défense du Sprickelsberg : Victoire possible

Le Tri­bu­nal admi­nis­tra­tif de Stras­bourg vient d’an­nu­ler l’ar­rê­té du Pré­fet du Haut-Rhin auto­ri­sant la créa­tion d’un réseau de des­sertes fores­tières dans le mas­sif de 293 hec­tares situé sur les com­munes de Dol­le­ren et Kirch­berg. La demande était por­tée par 2 membres du Col­lec­tif citoyen pour la défense du Sprickelsberg.

Trois ans que le Col­lec­tif citoyen pro­teste contre ce pro­jet (le 12 ème de ce type réa­li­sé pour l’ex­ploi­ta­tion fores­tière dans les val­lées de la Dol­ler et de la Thur), dénonce les excès induits par une exploi­ta­tion indus­trielle outran­cière de la forêt pou­vant impac­ter gra­ve­ment l’en­vi­ron­ne­ment, la faune, la flore, voire ris­quer de pol­luer des cap­tages d’eau publics ou pri­vés (le risque n’est pas théo­rique comme l’ont véri­fié récem­ment plu­sieurs mil­liers d’ha­bi­tants de la val­lée de la Thur, pri­vés d’eau potable pen­dant plu­sieurs jours…).

Info publié par https://www.alterpresse68.info/2022/04/03/entre-kirschberg-et-dolleren-non-loin-de-mulhouse-des-nouvelles-du-massif-du-sprickelsberg

(suite…)

Nous détestons les bassines

Mobilisation contre les méga-bassines

Plus de 7 000 personnes manifestent et démontent le réseau de pompage de la bassine en projet d’Epannes


Ce samedi 26 mars, plus de 7 000 personnes se sont rassemblées dans les Deux-Sèvres à la Rochénard, une mobilisation d’une ampleur inédite contre les projets de méga-bassines qui accaparent l’eau dans la région. La manifestation s’est poursuivie par le démontage du réseau d’alimentation d’une future bassine, qui prélevera l’eau au détriment des besoins des habitants de Vallans en eau potable.
Le cortège festif et coloré s’est rassemblé sur le site d’un des projets de bassine de 220 000 m3 et 7 hectares, Sev5, où habitants, paysans, syndicalistes, naturalistes, militants du climat, ont rappelé leur détermination à stopper ces projets pour protéger et partager les ressources en eau. Munis de bêches, de plants et de semis, les participants ont encerclé puis replanté et occupé l’espace de cette bassine en projet… devant appartenir, entre autres, au président de la FDSEA des Deux-Sèvres.

https://reporterre.net/Tout-le-monde-deteste-les-bassines-dans-les-Deux-Sevres-une-grande-manifestation-pour-proteger-l-eau  et https://lessoulevementsdelaterre.org/ ou http://lesamisdelaconf.org/2022/03/18/deux-sevres-25-27-mars-printemps-maraichin/

Les manifestants ont ensuite excavé et prélevé plusieurs sorties d’eau du réseau de pompage de la bassine en projet d’Epannes.

(suite…)

Le GIEC de trop

LE GIEC DE TROP

Ce 28 février le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié le deuxième volet de son dernier rapport : sixième rapport d’évaluation, intitulé « Changement climatique : impacts, adaptation et vulnérabilité ».

Ce travail tombe mal, du moins pour les médias mainstream, totalement accaparés par la guerre poutinienne lancée en Ukraine quatre jours auparavant. Le rapport, pourtant bien plus alarmiste que le précédent, a bien figuré dans les pages de quotidiens nationaux, en revanche, pour ce qui est des radios et des télés, la nouvelle est passée – brièvement…

Or, ce PPA (parti de la presse et de l’argent) avait également relégué le premier volet publié en août dernier, en promouvant l’embauche du footballeur Lionel Messi au club du PSG – apprécions l’importance informationnelle de nos médias pour cette distinction « anti/pulitzérienne ».

Mais la publication tombe également mal pour les politicien-nes, qui semblent avoir « d’autres chats à fouetter » que celui de concrétiser les engagements déclarés lors des COP (conférences pour le climat)

Mais, ceux pour qui ce rapport tombe le plus mal sont d’abord les chercheurs qui y ont planché durant des mois, pour des queues de prune ?! Ensuite, pour les personnes sensibles à la dégradation écologique et environnementale, à son crime en toute conscience et en toute impunité.

(suite…)

En haute mer, le verre est à moitié vide

En haute mer, le verre est à moitié vide

Du 7 au 18 mars s’est tenu au siège des Nations-Unis à New-York la quatrième Conférence BBNJ (sur le droit de la mer, portant sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale). Cette session intergouvernementale devrait être un instrument juridiquement contraignant se rapportant à la Convention de l’ONU ad-hoc.

Le fait est que le gigantisme océanique est situé au-delà des zones sous responsabilité des Etats côtiers, mais dont la fréquentation s’amplifie significativement ces dernières décennies. Or, sa préservation écologique n’a pas moins d’importance que celle du plancher des vaches. Le transport maritime, la pêche, la recherche scientifique, l’exploration des grands fond, la pose de câbles… voire de pipelines. Bref, un flux continu et croissant repose sur un vide juridique en mal de protection de cet environnement.

(suite…)

Contes et mécomptes de la ligne Kruth – Thann – Mulhouse

Contes et mécomptes de la ligne

Kruth – Thann – Mulhouse

Il était une fois une charmante vallée desservie dès 1841 par de bruyantes machines crachant feu et fumées de Mulhouse à Thann… Et progressivement jusqu’à Wesserling, puis Kruth.

Au tournant des années 1950, ces rutilantes et brinquebalantes machines sont remplacées par des autorails rouges et jaunes, les fameux X 4300. Une fois arrivés à pleine vitesse, ils devaient freiner, histoire de ne pas rater l’arrêt suivant… Ils finiront par rendre l’âme, avec des boîtes de vitesse crachant leurs engrenages et un embrayage patinant à chaque départ.

Gros succès, en 1980, avec la mise en place de l’arrêt Thann-Nord dont le mérite revient à l’action de Association pour le Développement Ferroviaire dans Ia Vallée de la Thur.

(suite…)

Le capitalisme tue

Cet article ne fait pas référence des armées russes envahissant l’Ukraine le 24 février, son écriture, espérée depuis plusieurs semaines, est juste achevé ce même jour – dont l’histoire se rappellera qu’elle fut – funeste.

Le capitalisme tue !

Certes, ce n’est pas un scoop, chacun-e qui réfléchit cinq petites minutes le comprend et/ou s’en souvient. 20 millions de mort-es par an, c’est le coût du patronat, assoiffé du sang des travailleureuses. Le propos ici n’est pas de faire une analyse sur le type d’accidents de travail (AT) (trajet, faute grave du salarié, intempérie climatique…) mais bien de mentionner que la vente de la force de travail est déterminée par la logique propre et accumulatrice du capitalisme, qui se mesure à la somme de ses victimes. Il s’agit donc ici autant d’un devoir de mémoire que d’un rappel des rapports de classe mondialisés, synonyme du mépris qu’affichent les « élites » à l’encontre des travailleureuses du monde. Sans omettre les conflits guerriers, ni les catastrophes environnementales engendrées par les productions et les consommations polluantes. En parallèle, constatons, par exemple, le nombre de victimes mortelles que produit le coronavirus et la mobilisation générale des membres de l’ONU pour contrer sa pandémie : deux poids, deux mesures !

(suite…)

Le travail de nuit, nuit !

Le travail de nuit, nuit !

Bien avant la Commune de 1871, les ouvriers boulangers s’insurgeaient contre le travail de nuit. C’est donc tout naturellement, que celle-ci, dès les premiers jours de son mandat, ordonna l’interdiction de travailler la nuit. Aujourd’hui, après l’assassinat de la Commune, 150 années de productivisme, et en battant sans cesse ses propres records, le capitalisme a prouvé une fois de plus qu’il était capable de se retourner plus vite que son ombre. Propriétaire des moyens de production, il s’évertue à la production aussi durant les heures de sommeil ; au XXI° siècle le travail de nuit est devenu la norme.

La santé est un des principaux vecteurs de lutte du prolétariat au XIX° siècle, mais par la suite celui-ci s’est bien laissé déborder ; alors qu’après 39-45, il se battait pour des augmentations de salaire, pour réduire sa pénibilité, pour le droit syndical… Sur le papier, certes, on a légiféré pour des comités d’hygiène et de sécurité, une médecine du travail, des conventions collectives… mais sans freiner l’intensification de la production, permise par de rampantes évolutions juridiques, qui, ces trente dernières années, ont multiplié par deux le nombre de salarié-es travaillant de nuit.

Le capitalisme, prince de l’insomnie

(suite…)