Cet article ne fait pas référence des armées russes envahissant l’Ukraine le 24 février, son écriture, espérée depuis plusieurs semaines, est juste achevé ce même jour – dont l’histoire se rappellera qu’elle fut – funeste.
Le capitalisme tue !
Certes, ce n’est pas un scoop, chacun-e qui réfléchit cinq petites minutes le comprend et/ou s’en souvient. 20 millions de mort-es par an, c’est le coût du patronat, assoiffé du sang des travailleureuses. Le propos ici n’est pas de faire une analyse sur le type d’accidents de travail (AT) (trajet, faute grave du salarié, intempérie climatique…) mais bien de mentionner que la vente de la force de travail est déterminée par la logique propre et accumulatrice du capitalisme, qui se mesure à la somme de ses victimes. Il s’agit donc ici autant d’un devoir de mémoire que d’un rappel des rapports de classe mondialisés, synonyme du mépris qu’affichent les « élites » à l’encontre des travailleureuses du monde. Sans omettre les conflits guerriers, ni les catastrophes environnementales engendrées par les productions et les consommations polluantes. En parallèle, constatons, par exemple, le nombre de victimes mortelles que produit le coronavirus et la mobilisation générale des membres de l’ONU pour contrer sa pandémie : deux poids, deux mesures !






