Le capitalisme tue

Cet article ne fait pas référence des armées russes envahissant l’Ukraine le 24 février, son écriture, espérée depuis plusieurs semaines, est juste achevé ce même jour – dont l’histoire se rappellera qu’elle fut – funeste.

Le capitalisme tue !

Certes, ce n’est pas un scoop, chacun-e qui réfléchit cinq petites minutes le comprend et/ou s’en souvient. 20 millions de mort-es par an, c’est le coût du patronat, assoiffé du sang des travailleureuses. Le propos ici n’est pas de faire une analyse sur le type d’accidents de travail (AT) (trajet, faute grave du salarié, intempérie climatique…) mais bien de mentionner que la vente de la force de travail est déterminée par la logique propre et accumulatrice du capitalisme, qui se mesure à la somme de ses victimes. Il s’agit donc ici autant d’un devoir de mémoire que d’un rappel des rapports de classe mondialisés, synonyme du mépris qu’affichent les « élites » à l’encontre des travailleureuses du monde. Sans omettre les conflits guerriers, ni les catastrophes environnementales engendrées par les productions et les consommations polluantes. En parallèle, constatons, par exemple, le nombre de victimes mortelles que produit le coronavirus et la mobilisation générale des membres de l’ONU pour contrer sa pandémie : deux poids, deux mesures !

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Le travail de nuit, nuit !

Le travail de nuit, nuit !

Bien avant la Commune de 1871, les ouvriers boulangers s’insurgeaient contre le travail de nuit. C’est donc tout naturellement, que celle-ci, dès les premiers jours de son mandat, ordonna l’interdiction de travailler la nuit. Aujourd’hui, après l’assassinat de la Commune, 150 années de productivisme, et en battant sans cesse ses propres records, le capitalisme a prouvé une fois de plus qu’il était capable de se retourner plus vite que son ombre. Propriétaire des moyens de production, il s’évertue à la production aussi durant les heures de sommeil ; au XXI° siècle le travail de nuit est devenu la norme.

La santé est un des principaux vecteurs de lutte du prolétariat au XIX° siècle, mais par la suite celui-ci s’est bien laissé déborder ; alors qu’après 39-45, il se battait pour des augmentations de salaire, pour réduire sa pénibilité, pour le droit syndical… Sur le papier, certes, on a légiféré pour des comités d’hygiène et de sécurité, une médecine du travail, des conventions collectives… mais sans freiner l’intensification de la production, permise par de rampantes évolutions juridiques, qui, ces trente dernières années, ont multiplié par deux le nombre de salarié-es travaillant de nuit.

Le capitalisme, prince de l’insomnie

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PGRI : entrave à sa mise en place (2)

Pour une réelle étude du PGRI

Dans la première partie de ce dossier, une lettre ouverte aux élu-es du Pays-Thur-Doller est mise en ligne afin d’insister pour une réflexion davantage approfondie, ainsi que pour en informer le public.

Dans cette seconde partie, sont présentés les liens relatifs au plan mis en place par l’Etat, et des courrier s’y afférents.

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Effondrement – par Carlos Taibo

EFFONDREMENT

Capitalisme terminal, transition éco-socialiste, éco-fascisme

La discussion sur un possible effondrement général du système n’est actuellement pas très présente dans les médias de non-communication. Elle ne l’est pas non plus dans le discours des responsables politiques, même pour celles & ceux qui se font passer pour innovateurs-trices et alternatifs-ves. Par contre, elle se révèle dans la littérature et dans le cinéma, mais elle renvoie avant tout au divertissement et n’a pas pour objectif d’articuler une discussion critique.

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Coops agricoles néolibérales

Coopératives agricoles néolibérales

Evoquer le néolibéralisme, c’est rappeler les gigantesques effets dévalorisant du travail, des collectifs d’individus, de la nature juste bonne à sa domestication, du chacun pour soi, autorisant tous les opportunismes, où tout est monnayable. L’agriculture illustre à merveille ce dogme au regard du fonctionnement et de la gestion des coopératives agricoles, notamment en France. La coopérative (selon Wikipédia) est la combinaison d’un regroupement de personnes et d’une entreprise, fondée sur la participation économique des membres en capital et en opération. Son organisation et son fonctionnement sont caractérisés par des principes et des valeurs qui confèrent à chaque Coop un caractère universel quel que soit son objet ou son secteur d’activité. Ainsi, pour les prises de décision, elle repose sur un principe autogestionnaire : une personne = une voix. Les salarié-es et les membres-usagers sont ainsi tous et toutes égaux en droit, quel que soit le statut de leurs membres (client-es, employé-es, utilisateurs-trices ou résident-es) et de leur montant en capital. Enfin, les Coops s’appuyant, à l’origine, sur la valeur du travail et des travailleureuses, ne placent pas le profit comme une priorité. L’évolution de ce mode coopératif, nous le verrons, va totalement à l’encontre de ces principes.

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Quand les chasseurs proposent de faire la police

Chasseur policier, quelle ambition !

Certain-es diraient qu’on arrête pas le progrès – dans la série : débarrassons-nous du service public, le privé fera aussi l’affaire et coûtera moins cher – quoique.

Willy Schraen, le président de la Fédération nationale des chasseurs annonce dans une interview (au JDD du 14/11), vouloir proposer un « partenariat » aux élus ruraux, pour lutter « contre la délinquance rurale et environnementale ». Il estime que les fédérations départementales de chasseurs ont « un rôle à jouer en matière de police de proximité ».

W. Schraen s’est invité au Congrès des maires qui s’est tenu les 16, 17 et 18 novembre, pour annoncer vouloir proposer aux élus ruraux ce « partenariat », afin de donner aux agents assermentés de sa fédération des pouvoirs de police dans la forêt (sic). « Je pense qu’en matière de police de proximité, les fédérations départementales des chasseurs ont un rôle à jouer pour contribuer à la prévention et à la surveillance des territoires », prétend-il.

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Appel pour la forêt…

L’« Appel pour des forêts vivantes »

L’« Appel pour des forêts vivantes » est un collectif, qui a lancé les 16 et 17 octobre dernier, une année de mobilisation en France ; le signe d’une réappropriation citoyenne face à la foresterie industrielle, se réjouissent, dans une tribune au « Monde » du 15 novembre, plusieurs personnalités dont le philosophe Baptiste Morizot, le paysagiste Gilles Clément et le botaniste Francis Hallé, membres de l’Appel.

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