Le travail de nuit, nuit !
Bien avant la Commune de 1871, les ouvriers boulangers s’insurgeaient contre le travail de nuit. C’est donc tout naturellement, que celle-ci, dès les premiers jours de son mandat, ordonna l’interdiction de travailler la nuit. Aujourd’hui, après l’assassinat de la Commune, 150 années de productivisme, et en battant sans cesse ses propres records, le capitalisme a prouvé une fois de plus qu’il était capable de se retourner plus vite que son ombre. Propriétaire des moyens de production, il s’évertue à la production aussi durant les heures de sommeil ; au XXI° siècle le travail de nuit est devenu la norme.
La santé est un des principaux vecteurs de lutte du prolétariat au XIX° siècle, mais par la suite celui-ci s’est bien laissé déborder ; alors qu’après 39-45, il se battait pour des augmentations de salaire, pour réduire sa pénibilité, pour le droit syndical… Sur le papier, certes, on a légiféré pour des comités d’hygiène et de sécurité, une médecine du travail, des conventions collectives… mais sans freiner l’intensification de la production, permise par de rampantes évolutions juridiques, qui, ces trente dernières années, ont multiplié par deux le nombre de salarié-es travaillant de nuit.

Le capitalisme, prince de l’insomnie





