Les progrès techniques et leurs nocivités civilisationnelles

Progrès techniques.

Leurs paradoxes destructeurs

Article paru dans Pour l’Emancipation Sociale, n°48 Octobre 18.

Depuis l’imprimerie de Gutenberg, on aura « tout » inventé : l’auto, l’avion, le frigo, la radio, la télé, et mille sortes d’appareils, de machines, permettant à une partie de l’humanité de se nourrir, se former, se soigner, se cultiver, voyager… donc, de consommer, voire de surconsommer aux dépens de la nature : effet de serre, trou d’ozone, eaux et terres infectées, faune et flore en régression, dérèglement climatique… Aujourd’hui le numérique développe de façon exponentielle la communication. Le monde virtuel se charge de tout pour nous ? Pour le bonheur, le mieux-être de tous ou pour le profit de quelques-uns ? La technologie en marche est devenue une course folle : à peine avons-nous le temps de pratiquer un nouveau matériel que le voilà déjà obsolète. Cette accélération bouleverse notre quotidien à un rythme sans équivalent, comparé aux bouleversements opérés entre la 1ère révolution industrielle et la fin de la deuxième. Cette course au soi-disant progrès amoindrit le potentiel physique et mental de l’individu et l’assujettit à la technologie de masse, à un point particulièrement inquiétant aujourd’hui avec le « tout numérique ».

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GCO : Grève de la faim et mobilisation…

Contre les bulldozers de Vinci sur le GCO, la mobilisation ne faiblit pas

30 octobre 2018 / Émilie Massemin (Reporterre)

Grèves de la faim, nouveaux recours juridiques, blocage d’un chantier… La mobilisation ne faiblit pas contre le projet de grand contournement ouest de Strasbourg. Avec un sentiment d’urgence croissante, alors que les bulldozers poursuivent leur travail de destruction.

« C’est un dernier recours pour espérer être entendu. Toutes les voies démocratiques ont été bafouées, toute la logique de défense de la planète pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C a été effacée, on n’écoute que les pro-autoroute qui ne pensent qu’à l’argent et à la rentabilité », clame dans un mégaphone Christine Ludes. Quelque 150 personnes, rassemblées autour du barnum sous un soleil radieux, l’écoutent avec attention et respect. L’habitante de Griesheim-sur-Souffel, âgée de 52 ans, fait partie des dix opposants au projet de grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg qui ont commencé une grève de la faim lundi 22 octobre. Habituellement installés à l’église protestante de Bischheim, ils ont enfilé des tee-shirts blancs au logo de la lutte et investi la place Kléber de Strasbourg, vendredi 26 octobre à partir de midi. Objectifs : partager leur combat, remobiliser les opposants et sensibiliser les passants.

Huit des dix grévistes de la faim, place Kléber à Strasbourg.

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GIEC : La question des inégalités est fondamentale

Climat : « La question des inégalités est fondamentale ; elle est au cœur du rapport du Giec »

Interview paru sur :

https://reporterre.net/Climat-La-question-des-inegalites-est-fondamentale-elle-est-au-coeur-du-rapport

Pour maintenir le réchauffement climatique au-dessous de 1,5 °C, il faut réduire drastiquement et rapidement les émissions de gaz à effet de serre. Tel est le message central du rapport du Giec publié lundi 8 octobre. Explication par l’un des ses auteurs, le chercheur Henri Waisman.

En décembre 2015, les représentants de 195 nations adoptaient l’Accord de Paris. Celui-ci fixait l’objectif de limiter le changement climatique en-dessous de 2 °C par rapport à l’ère pré-industrielle, et « poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5 °C. » Mais quelle différence entre 1,5 °C et 2 °C de plus ? Est-il encore possible de se limiter au plus bas ? Pour répondre à ces questions, le Giec (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) a préparé un rapport : il a été discuté la semaine dernière en Corée du Sud, et publié lundi 8 octobre au matin. Henri Waisman, chercheur à l’Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales) et un des coordinateurs du rapport, a répondu aux questions de Reporterre depuis Séoul.

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Menace le massif du “Sprickelsberg”

Un projet de desserte forestière menace le massif du “Sprickelsberg”

Nous reproduisons ci-dessous un texte du Collectif citoyen pour la défense du Sprickelsberg:

Paru sur le site de : https://www.alterpresse68.info/

Porté par l’Association syndicale autorisée du Sprickelsberg (ASA) ce projet veut favoriser les conditions d’exploitation forestière des 293 hectares du massif du Sprickelsberg par la construction d’un réseau de voies de roulement pour les camions grumiers, de dégagement de zones de stockage et d’aires de retournement des véhicules…. au cœur d’un des massifs du Parc régional des Vosges, en limite d’une zone classée Natura 2000 au dessus de la vallée de la Doller, à hauteur des villages de Kirchberg et de Dolleren.

L’exploitation du massif boisé du Sprickelsberg est déjà assurée depuis des dizaines d’années par tout un réseau de chemins forestiers; la destruction de plus de 12 hectares boisés du massif pour la seule emprise de nouvelles dessertes extra larges sur plus de 10 kilomètres avec les aires annexes nécessaire (aires de dépôt, aires de retournement des engins et des grumiers..) aux seules fins donc d’établir un accès plus facile aux parcelles boisées, vise surtout à optimiser la profitabilité de l’exploitation forestière industrialisée pour 3 ou 4 scieries.

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Wattwiller : le PLU en justice pour l’affaire “grand pré”

Wattwiller: le plan local d’urbanisme attaqué en justice sur l’affaire “grand pré”

Par : https://www.alterpresse68.info/

Nous suivons ce dossier depuis de nombreux mois, ici et notamment. Il se trouve aujourd’hui que l’association “cœur de village“, mobilisée depuis plus d’un an, vient de déposer un recours contentieux devant le tribunal administratif de Strasbourg, pour obtenir l’annulation du PLU (plan local d’urbanisme) de Wattwiller adopté le 9 avril 2018.

Ce nouveau PLU a suscité un fort mouvement dans la population car il ouvre à la construction le fameux « grand pré », prairie de fauche, parfois même pâturée, située en milieu urbanisé. Environs 500 votants de Wattwiller – un record – s’étaient déplacés l’automne dernier en bravant les intempéries pour participer à la consultation d’initiative citoyenne organisée par l’association. Quelques 97% des votants avaient demandé à la municipalité de continuer de protéger, comme l’on fait des générations d’élus, ce site remarquable, considéré comme une « carte de visite » de Wattwiller. Il avait aussi été dénoncé le sacrifice par la commune de ce patrimoine paysager, pour servir les intérêts de deux élus siégeant au conseil municipal et leurs familles.

La commune ayant refusé tout compromis qui aurait permis de préserver une bonne partie du pré sans remettre en cause l’ensemble du PLU, l’association cœur de village a décidé d’ester en justice. A cet égard le nouveau PLU présente de multiples problèmes de légalité. Au niveau de la procédure, l’association met, entre autre, en avant le rapport du commissaire enquêteur qui a prononcé un avis favorable, mais sans jamais le motiver. Sur le fond, le nouveau PLU adopté par la commune ne respecte pas nombre de prescriptions du SCOT (schéma de cohérence territoriale) du Pays Thur-Doller, entre autre en termes de protection de la nature et des paysages, notamment les « éléments de paysage remarquable identifiés ». Or le « grand pré » est précisément cartographié comme tel… Affaire à suivre, notamment dans nos colonnes !

 

Fessenheim : Décret de fermeture annulé

Le Conseil d’État annule le décret sur la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim

Le Conseil d’État a annulé, jeudi 25 octobre, le décret d’avril 2017 sur la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim​, jugeant que cette décision n’avait pas été « légalement prise », EDF n’ayant pas alors formé de demande pour cette fermeture.

Ce décret était attaqué par des collectivités locales, parmi lesquelles la commune de Fessenheim (Haut-Rhin), ainsi que par des syndicats. Après cette annulation, le gouvernement devra prendre un nouveau décret pour la fermeture de la doyenne des centrales encore en activité en France​. Lundi, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait annoncé que les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim devaient cesser de fonctionner au plus tard en 2020 et 2022 respectivement.

Les présidents François Hollande puis Emmanuel Macron s’étaient engagés à fermer la doyenne des centrales françaises. La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) devait normalement cesser de fonctionner lors du démarrage de l’EPR de Flamanville (Manche).

Or celui-ci a pris du retard : selon le nouveau calendrier fourni cet été, son démarrage est prévu fin 2019, pour une mise en service commerciale en 2020. Le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a récemment indiqué que le calendrier de Fessenheim pourrait désormais être indépendant de celui de l’EPR.