


L’écosocialisme…
Plus vite, sera le mieux !
Le capitalisme se fonde sur la valeur d’échange de biens, de profits, au détriment notamment de la valeur d’usage, avec pour carburant le productivisme. Le capitalisme marchandise absolument tout ce qui est possible de marchandiser. Il ne se soucie jamais des conséquences de son action sur l’environnement ou sur les individus. Ce n’est pas dans sa nature. Atténuer sa soif de profit serait pour lui suicidaire, aussi il est illusoire de s’attarder sur un capitalisme vert ; le capitalisme est inconciliable avec l’écologie. Ajoutons que l’augmentation des profits bute sur la limitation des ressources de la nature.
L‘écosocialisme, étymologiquement, est un néologisme construit par la juxtaposition de écologie – la science qui étudie les milieux et les conditions d’existence des êtres vivants et les rapports qui s’établissent entre eux et la nature – et de socialisme, de ses multiples expressions… pour désigner une doctrine politique associant à la fois les idéaux écologistes et socialistes. L’écosocialisme dénonce la marchandisation de la nature ; aucune possibilité de régulation du capitalisme n’est possible, et même si elle l’était, elle ne permettrait pas de protéger réellement l’environnement. C’est-à-dire que l’activité humaine marque son environnement, exemple des industriels, avec leur droit à polluer contre des points, et de leurs trafics conséquents, ou de l’hypocrite greenwashing, ou encore selon la dénomination un green-new-deal.

Agir contre la ré-intoxication du monde
journée d’actions le samedi 17 avril
En mai dernier, à la sortie du premier confinement, alors que la machine économique et productiviste se réemballait de plus belle, un appel à agir contre la réintoxication du monde a été lancé et suivi par des dizaines de groupes à travers le pays. Le 17 juin, plus de 70 actions, occupations, blocages se sont déployés simultanément. Depuis, des collectifs se sont constitués, des résistances, un temps en pause, se sont reveillées, des projets destructeurs ont été arrêtés. Cette journée a matérialisé un rebond des luttes de terrain face à l’expansion dramatique de la crise écologique et au cynisme patent de « nos dirigeants ».
De nouveau le 17 novembre dernier, malgré les obstacles et interdictions, des mobilisations aux 4 coins du pays sont parvenues à percer les murs du confinement (voir les retours complets sur https://agir17.noblogs.org/). Une constellation de collectifs impliqués dans la « dynamique des 17 », réunie le 20 janvier dernier, a décidé d’un appel commun à une nouvelle journée d’actions le samedi 17 avril.


L’aventure RailCoop
Pionnier du réseau ferroviaire citoyen, l’ambition de Railcoop (https://www.railcoop.fr/) est de redonner du sens à la mobilité ferroviaire en impliquant citoyens, cheminots, entreprises et collectivités autour d’une même mission : développer une offre de transport ferroviaire innovante et adaptée aux besoins de tous les territoires. Concrètement, Railcoop fera rouler ses trains dès 2022. Première coopérative ferroviaire en France, permet de porter un autre regard sur le train et participe ainsi à l’émergence de nouveaux modèles économiques et de nouvelles solutions technologiques. La première ligne desservira à partir de 2022 la ligne Bordeaux-Lyon. Très bonne idée, ce qui évite de devoir toujours passer par Paris.
Le 12 décembre 2020, Railcoop a fêté
son premier anniversaire lors d’un événement 100% digital

Lois liberticides (suite & fin)
De l’opportunisme au despotisme
Nous poursuivons et terminons l’analyse du projet global de la macronie, et la dénonçons vertement au constat de ce qui attend les citoyen-nes en terme de suppression des libertés fondamentales.
Le média d’outre manche, The Economist, vient de publier son rapport annuel pour 2020 sur l’état de la démocratie dans le monde. 167 pays sont analysés, passés au crible de 60 critères répartis en cinq catégories : processus électoral, libertés civiques, fonctionnement du gouvernement, participation politique et culture politique. La France, passe de « démocratie à part entière » à « démocratie vacillante ». La presse bourgeoise française l’explique par la lutte entreprise par le gouvernement contre le coronavirus. Mais pas seulement, n’oublions pas que la constitution de la V° République autorise le glissement autocratique. Selon The Economist, seuls 8,4% de la population mondiale vit en 2020 en « démocratie à part entière », dans des Etats nordiques notamment, mais aussi en Asie où la stratégie zéro covid fut pourtant promptement appliquée : Japon, Corée du Sud, Taïwan.
Certes, les critères établis par le média anglais sont fondés selon une doxa de démocrates bourgeois, car en fait, il n’y a pas de véritable démocratie dans un monde où règne politiquement et institutionnellement la discrimination, qu’elle soit de classe, de race, de caste, de genre…, où la misère économique sert de variable d’ajustement aux investisseurs et où les libertés fondamentales sont bafouées au rythme des extravagances des sérails.

Foireux anniversaire
Voilà 10 ans déjà que le tram train est en service sur la ligne Mulhouse-Gare – Thann St Jacques. Si la région Grand-Est, la SNCF et Soléa (transport urbain mulhousien) ont fêté cet anniversaire, ce fut alors discrètement. Certes, les associations des usagers du transport n’allaient pas être conviées pour une foire d’empoigne prévisible, car il y a vraiment de quoi dire sur ce projet, tout compte fait, bancal.
Mais laissons parler le président de Thur Ecologie & Transports, interviewé par le quotidien L’Alsace.
Plutôt un « drame-train » pour Daniel Walter
Daniel Walter, le président de l’association Thur écologie et transports, le martèle depuis des années. Le tram-train porterait mieux, selon lui, le nom de « drame-train ». Il explique pourquoi.
Par Elisa MEYER – 23 janv. 2021
« Un échec patent, total et radical. » Le président de l’association Thur écologie et transports (TET) de Saint-Amarin, bien connu dans le secteur pour ses engagements et ses convictions, n’y va pas avec le dos de la cuillère. « Dès qu’il y a un problème, la haute vallée de la Thur sert de variable d’ajustement, mais par la baisse de la circulation des TER, évidemment ! » On l’aura compris, Daniel Walter n’est pas un fervent défenseur du tram-train.

le Drame-Train en gare de Thann-St Jacques
ONDE de choc : des citoyens alertent
INSTALLATION D’ANTENNES 3G, 4G
AVEC ÉVOLUTION 5G À RANSPACH

Un panneau chantier interdit au public pour l’installation d’un relais de téléphonie mobile sur pylône SFR de 32 mètres de haut (équivalent d’un immeuble de 10 étages ou du bûcher de cette année rehaussé encore de 10 mètres) est apparu le 9 janvier 2021 au bord de la route du Koestel. Cet équipement sera installé entre la rue Koestel et le chemin rural lieu-dit Gerstrain.
Le panneau précise que l’affichage en mairie date du 18 décembre 2020. La décision de cette installation a été validée à l’unanimité le 10 novembre 2020. La date des travaux manque et au-lieu d’un permis de construire une déclaration préalable, plus simple, est accordée. Le projet figurait-il dans le programme électoral ?