Contre l’effondrement, Extinction Rebellion
prône la désobéissance civile
Grâce à un discours plus radical que celui d’organisations écologistes « classiques », le tout jeune collectif Extinction Rebellion France séduit les jeunes en quête d’un engagement fort pour le climat. Formés à la désobéissance civile, ils attendraient avec impatience leurs premières actions sur le terrain.
La désobéissance civile (DC) « est d’abord une action illégale », explique Manuel Cervera-Marzal, membre d’XR : « mais commise en vue de l’intérêt général, non violente dans le sens où elle respecte l’intégrité physique et morale de l’adversaire, à visage découvert car on assume les conséquences de ses actes. » Il distingue désobéissance civile directe et indirecte : « Quand le mouvement des droits civiques porté par Martin Luther King, aux États-Unis, pénétrait dans une bibliothèque interdite aux Noirs, ils contestaient directement la loi incriminée. Mais quand vous décrochez un portrait de Macron dans une mairie, ce n’est pas pour s’opposer à la propriété privée. C’est pour attirer l’attention sur l’inaction climatique du gouvernement. »
A son origine, le terme de désobéissance civile, qui remonterait au XIXe siècle, serait apparu pour la première fois en titre d’un ouvrage de l’écrivain américain Henri David Thoreau, Civil Desobedience. Mais la publication sous ce titre a eu lieu à titre posthume. À l’intérieur du texte, le terme n’apparaissait pas. Reste que Thoreau y expliquait qu’il est légitime de ne pas payer son impôt, en signe de désaccord avec la politique esclavagiste de son État. L’expression a ensuite été adoptée par Gandhi dans les années 1910, ce qui a permis de populariser le terme.






